Que doit manger un enfant selon son âge ? Le point d'une naturopathe
Un nourrisson, un enfant de dix ans et un adolescent n'ont pas les mêmes besoins. Dans le n°4 d'Innovation en Éducation, la naturopathe Aline Claret relie l'alimentation aux grandes étapes du développement, de la naissance à 21 ans.
Tiré du magazine · n°4En finir avec les mauvaises habitudes !
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La nourriture ne sert pas qu'à fournir de l'énergie aux muscles et au cerveau : elle est aussi une source de plaisir, nécessaire au bien-être psychologique, et elle crée du lien. C'est le point de départ d'Aline Claret, naturopathe holistique installée à Montpellier, dans le n°4 d'Innovation en Éducation. Sa fiche passe en revue l'alimentation de l'enfant en trois grandes périodes, de la naissance à 21 ans, avec l'idée que les besoins évoluent à mesure que le corps et le cerveau se construisent.
Pourquoi parler d'alimentation « par âge » ?
Parce que, selon l'autrice, chaque étape du développement a ses priorités. Les trois périodes qu'elle retient sont de 0 à 7 ans, de 7 à 14 ans, puis de 14 à 21 ans. À chacune correspond un moment clé : le cerveau qui se construit, la pensée logique qui se développe, puis la recherche d'indépendance et d'identité à l'adolescence.
Un exemple suffit à saisir sa démarche. Durant les sept premières années, rappelle-t-elle, 90 % du système neuro-végétatif se développe, et il s'agit donc de bien nourrir le cerveau. Ce type de repère sert de fil conducteur dans toute la fiche : chaque tranche d'âge est rattachée à ce qui se met en place dans le corps, et à ce que l'alimentation peut y apporter.
« Jusqu'à l'âge de 7 ans, 90 % du système neuro-végétatif se développe : augmenter les huiles de poissons sauvages riches en DHA pour bien nourrir son cerveau. »
Que dit-elle du bébé et du jeune enfant ?
La fiche retrace les premières étapes : lait maternel en exclusivité si possible jusqu'à six mois, puis diversification introduite progressivement, un aliment à la fois, afin d'en apprécier le goût et de voir si l'enfant le digère bien. Le magazine donne le calendrier complet, mois après mois, avec les aliments qui arrivent à chaque étape.
Et plus tard, à l'âge de l'école puis à l'adolescence ?
L'autrice relie l'alimentation à la maturité de plusieurs organes et glandes : le système immunitaire, la thyroïde, l'hypophyse qui régule l'hormone de croissance, le cerveau qui n'a pas fini de se construire avant l'âge adulte. À chaque étape, elle signale des nutriments à privilégier, et insiste sur l'importance du sommeil. Les listes d'aliments sont détaillées dans le magazine, avec des repères selon l'âge et le sexe.
Pourquoi relier alimentation, sommeil et développement ?
Aline Claret insiste sur le fait que la nourriture est aussi une source de plaisir, indispensable au bien-être psychologique, et qu'elle crée du lien social. Elle relie aussi l'alimentation à d'autres habitudes de vie. À l'approche de l'adolescence, par exemple, elle souligne le rôle de la nuit : l'hormone de croissance est sécrétée pendant le sommeil, d'où l'intérêt de se coucher à des heures raisonnables.
Elle rappelle enfin que le cerveau poursuit sa croissance jusqu'à l'âge de 21 ans, et que certaines études parlent même d'une maturité cérébrale vers 27 ans. L'adolescent et le jeune adulte ont donc, dit-elle, besoin de soutenir leur mémoire, leur gestion du stress et leurs performances intellectuelles par une alimentation adaptée, sans qu'un aliment seul fasse de miracle.
Qu'est-ce qu'il faut retenir, au fond ?
Que la variété prime sur tout le reste. L'autrice insiste moins sur la liste des aliments que sur l'esprit : diversifier, pour couvrir les besoins mais aussi pour éduquer le goût.
« L'essentiel est de diversifier les aliments, pour un apport global d'abord, mais aussi pour développer le sens du goût et le plaisir de manger. »
Elle ajoute que cuisiner, jardiner et choisir les aliments avec son enfant fait partie de son éducation, et que les besoins dépendent aussi des tolérances de chacun : d'où sa recommandation d'une consultation individuelle. Ces repères relèvent de la naturopathie et complètent, sans les remplacer, l'avis du médecin ou du pédiatre qui suit l'enfant. Un autre article du numéro prolonge cette idée de plaisir et de goût : comment faire manger des légumes à son enfant.
Questions fréquentes
Les besoins alimentaires d'un enfant changent-ils vraiment avec l'âge ?
Oui, d'après Aline Claret : ils suivent la croissance du corps, la maturation du cerveau et des hormones. La fiche les décrit en trois grandes étapes.
Faut-il consulter un professionnel ?
L'autrice le recommande, car les besoins dépendent aussi de la tolérance de chacun. Le magazine ne remplace pas l'avis du médecin de l'enfant.
Ce que vous trouverez dans le magazine
- Le calendrier détaillé de la diversification, du lait maternel jusqu'aux aliments salés à 18 mois.
- Les nutriments à privilégier à chaque étape, avec les aliments qui les contiennent.
- Les repères sur le sommeil et la croissance, pour la période de 7 à 14 ans.
- Les conseils pour l'adolescent et le jeune adulte : hormones, mémoire, stress.
- Le portrait d'Aline Claret et ses adresses.
