Aller au contenu
Nos magazines ↗
Rechercher
Je m'abonne
Émotions et bien-être Apprendre À la maison En classe

Comment aider un enfant (ou un adulte) à retrouver confiance en lui⁠ ⁠?

Quand une situation nous met au défi, le cerveau sonne l'alarme et la confiance s'effrite. Dans le n°15 d'Innovation en Éducation, Mélanie Cotting explique le mécanisme et propose une démarche en dix étapes.

Le n°15 d'Innovation en Éducation ouvert sur les pages de cet article
Tiré du magazine · n°15Peuvent-ils encore changer le monde⁠ ⁠? Voir ce numéro

« Je n'y arrive jamais », « je suis nul », « je ne suis pas à la hauteur » : ces phrases, un enfant les prononce parfois, un adulte aussi. D'où viennent-elles ? Pour Mélanie Cotting, enseignante, ancienne directrice d'école et créatrice de la méthode Cap sur la Confiance, elles naissent d'un mécanisme du cerveau que l'on peut comprendre, puis apprivoiser.

Dans le n°15 d'Innovation en Éducation, elle part d'une conviction : la confiance en soi n'est pas un trait de caractère que l'on aurait ou non, c'est un état d'esprit qui se construit, et qu'on peut cultiver à tout âge. Il se forme essentiellement dans l'action.

Que se passe-t-il quand on perd ses moyens ?

Au centre du cerveau, deux petites structures en forme d'amande, les amygdales, jouent le rôle de système d'alarme : elles détectent si une situation représente un danger. Utiles à l'homme préhistorique face au mammouth, elles réagissent aujourd'hui de la même façon à une présentation devant des collègues, à une critique, à un conflit dans la cour de récréation ou à un examen.

« La confiance en soi se construit essentiellement dans l'action. »

Mélanie Cotting, enseignante et créatrice de la méthode Cap sur la ConfianceExtrait du n°15, p. 33

Quand l'alarme se déclenche, la réponse de stress peut brouiller les liaisons avec le cortex préfrontal, la zone qui réfléchit, planifie et agit. À dose modérée, le stress reste un signal utile qui peut même soutenir les performances. Trop élevé, il pousse à fuir, à attaquer, ou à se figer. Si la situation se reproduit, des pensées automatiques s'y associent, et les circuits de neurones qui les portent se renforcent à chaque répétition. Le cerveau, organe de prédiction, conclut alors que cela ne vaut pas la peine d'essayer : l'enfant évite, remet à plus tard, renonce. Alors que l'alarme voulait précisément dire qu'il était temps d'agir. Ce mécanisme, précise l'autrice, se met en route un nombre incalculable de fois par jour, dans les classes comme sur les lieux de travail.

On retrouve ici une idée proche de celle que propose un autre article du blog, le stress comme signal à écouter.

Par où commencer pour retrouver confiance ?

Par les émotions, avant de vouloir résoudre la difficulté. Mélanie Cotting le formule simplement : il faut d'abord éteindre le système d'alarme avant d'agir.

« Croire en soi ne va pas éliminer les difficultés, mais permettre de les surmonter. »

Mélanie Cotting, enseignante et créatrice de la méthode Cap sur la ConfianceExtrait du n°15, p. 33

Elle propose pour cela un processus de restructuration cognitive, qui se pratique seul, avec ses enfants ou avec ses élèves. Il part de la situation qui pose problème et de l'émotion qu'elle suscite, cherche ce qu'il y a derrière, puis débouche sur une nouvelle façon de voir les choses et sur une petite action réaliste. Dix étapes au total, que le magazine décrit une à une. Cette trame a aussi été transformée en jeu, Cap sur la Confiance, utilisable en famille, en classe, au travail ou à deux.

L'esprit de la méthode tient dans une image que l'autrice emploie volontiers : mieux vaut découper le mammouth que vouloir le manger en entier.

« Il s'agit ici de découper le mammouth plutôt que de vouloir le manger en entier ! »

Mélanie Cotting, enseignante et créatrice de la méthode Cap sur la ConfianceExtrait du n°15, p. 34

Que dire à l'enfant quand il réussit ?

L'article termine sur un conseil de posture : féliciter l'enfant pour l'effort et le progrès réalisés, pas pour le résultat obtenu. La confiance se construit dans l'action mais aussi dans le temps, et chaque petit pas compte.

Questions fréquentes

Pourquoi mon enfant se dit-il « nul » après un échec ?

Selon Mélanie Cotting, des pensées automatiques de ce type s'associent à la réponse de stress quand une situation difficile se répète. À force de les répéter, elles se renforcent. On peut apprendre à les remplacer par des pensées plus aidantes.

Le stress est-il toujours un obstacle ?

Non. À dose modérée, il signale un besoin de sécurité non rempli et peut même améliorer les performances. C'est lorsqu'il devient trop élevé qu'il empêche de réfléchir.

La démarche vaut-elle aussi pour les adultes ?

Oui. L'autrice la présente pour les parents, les enseignants et pour soi-même.

Les mots-clés de cet article
Pour aller plus loin · n°15

Ce que vous trouverez dans le magazine

  1. Les dix étapes de la démarche de restructuration cognitive, de l'identification de la situation jusqu'à la félicitation finale.
  2. La manière de représenter la situation et l'émotion avec des objets du quotidien, et de mesurer l'intensité de l'émotion.
  3. Les questions à se poser, ou à poser à l'enfant, à chaque étape.
  4. Une présentation du jeu Cap sur la Confiance et une bibliographie.
Couverture du n°15
Pour lire l'article en entier

n°15 · Peuvent-ils encore changer le monde⁠ ⁠?

+ frais de port · paiement unique, sans engagement
Je le commande sur la boutique ↗
Livraison par La Poste · Paiement sécurisé · Imprimeur français
★ Meilleure offre

Chaque numéro CHEZ VOUS, tous les deux mois

  • Sans engagement, résiliable à tout moment
  • Livré directement dans votre boîte aux lettres
  • Satisfait ou remboursé sous 14 jours

OffertEn cadeau de bienvenue, le pack de 9 conférences exclusives du 7e congrès Innovation en Éducation (valeur 69 €).

L'abonnement papier

15 €par numéro

Un numéro tous les deux mois, + frais de port. Démarrage à partir du n°36.

Je m'abonne
Dans la même thématique

Lisez aussi

Tiré du n°20
Émotions et bien-être

L'éducation aux émotions⁠ ⁠: pourquoi et comment commencer⁠ ⁠?

Colère, tristesse, jalousie⁠ ⁠: et si elles étaient des messages sur nos besoins⁠ ⁠? Emilie Soubiron-Soucasse, formatrice des émotions, explique dans le n°20 comment s'y éduquer, adultes d'abord.

En commun : cerveau émotionnel régulation émotionnelle

4 min de lectureÀ la maison · En classe

Tiré du n°20

Tiré du n°2
Apprendre

La méditation peut-elle aider les élèves à apprendre⁠ ⁠?

La méditation entre peu à peu dans les classes. Dans le n°2 d'Innovation en Éducation, Candice Marro, formatrice en pleine conscience dans l'éducation, fait le point sur ce que la recherche a mesuré de ses effets sur le cerveau.

En commun : cerveau émotionnel régulation émotionnelle

4 min de lectureEn classe

Tiré du n°2

Tiré du n°24
Pédagogie

Comment conduire un changement de pratique sans s'épuiser ni se sentir seul⁠ ⁠?

Vouloir changer sa pratique, c'est quitter un territoire connu. La psychothérapeute Anne-Sophie Dautais-Muller, coach en conduite du changement, explique dans le n°24 d'Innovation en Éducation ce que le changement active en nous, et comment l'accompagner.

En commun : cerveau émotionnel stress

4 min de lectureEn classe

Tiré du n°24

Tiré du n°26
Émotions et bien-être

Le stress de l'enfant est-il forcément un ennemi⁠ ⁠?

On cherche souvent à faire taire le stress, le sien comme celui de ses enfants. Dans le n°26 d'Innovation en Éducation, la psychologue Catherine Schwennicke propose de l'écouter comme un message.

En commun : stress régulation émotionnelle

5 min de lectureÀ la maison

Tiré du n°26

Couverture du n°36 : Agir pour leur santé : 30 solutions à tester au quotidien ★ 80 pages
Le numéro du moment

N°36 · Agir pour leur santé⁠ ⁠: 30 solutions à tester au quotidien

Sucre, légumes, junk food⁠ ⁠: VOUS SAVEZ DÉJÀ. Mais connaissez-vous ces micro-changements qui produisent les plus grands EFFETS⁠ ⁠?

En prévente jusqu’au 21 décembre 2026 inclus