Quelles respirations simples pour calmer une classe ou un enfant ?
Agitation en classe, tension après l'école : le corps a parfois besoin de bouger avant de se calmer. Dans le n°32, la sophrologue Sophie Le Millour propose deux fiches, l'une pour les enseignants, l'autre pour les parents.
Tiré du magazine · n°32Mal-être à l'école : des solutions existent !
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Pour apaiser un enfant ou un groupe, il n'est pas toujours nécessaire de chercher les mots justes : une respiration guidée par un mouvement lent peut suffire à remettre du calme. C'est le principe des deux fiches pratiques proposées par la sophrologue Sophie Le Millour dans le n°32 d'Innovation en Éducation, l'une pour la classe, l'autre pour la maison.
Sophrologue depuis 2015, Sophie Le Millour accompagne les enfants dans la compréhension et l'expression de leurs émotions, à la maison comme à l'école. Elle a créé une méthode ludique, La bulle des émotions®, et forme des sophrologues pour la transmettre.
Pourquoi commencer par le corps ?
Parce qu'en classe, l'agitation est un obstacle à l'apprentissage, et qu'avant de demander aux élèves de se concentrer, il faut les aider à se recentrer. À la maison, de la même façon, la fatigue et les tensions appellent d'abord du mouvement : le corps a besoin de bouger avant de pouvoir se calmer. L'autrice propose donc des exercices qui passent par le geste et le souffle plutôt que par la parole.
Comment un geste simple aide-t-il le souffle ?
La fiche destinée aux enseignants s'appuie sur la respiration de l'infini. Elle prend quelques minutes et peut être utilisée à plusieurs moments de la journée, par exemple en entrant en classe ou après la récréation. Selon l'autrice, suivre un mouvement lent capte l'attention et aide le cerveau à ralentir : le souffle devient plus régulier, le corps se pose et l'attention revient plus facilement.
La fiche destinée aux parents propose la respiration de la bulle, qui peut se pratiquer seul ou à deux, et qui s'accompagne d'une variante à partager en famille. Elle précise ce qui la rend efficace : le mouvement relâche les tensions physiques, et l'apaisement arrive progressivement.
« Utilisé régulièrement, il devient un repère. Les élèves savent qu'en traçant l'infini, ils reviennent au calme. »
Ces exercices ont un point commun : ils ne demandent ni matériel ni connaissances préalables, et laissent chacun libre de son rythme. En classe, la consigne se résume à une phrase que l'autrice reprend dans sa fiche, et qui évite de transformer la respiration en performance. À la maison, l'exercice peut devenir un petit rendez-vous partagé entre un adulte et un enfant, à deux, quand l'un comme l'autre a besoin de se poser.
À quel moment les proposer ?
Les deux fiches donnent des moments d'utilisation précis, et un conseil commun : ne pas attendre que la tension soit là. Plus l'exercice est proposé dans un moment calme, plus l'enfant y accède facilement quand il en a besoin.
« Le mouvement relâche les tensions physiques, la respiration ralentit et le bercement apporte une sensation de sécurité. »
Questions fréquentes
Faut-il être formé à la sophrologie pour proposer ces exercices ?
Les fiches sont présentées comme des outils très simples, pour les enseignants comme pour les parents, avec des consignes pas à pas.
Combien de temps cela prend-il ?
Pour la classe, l'autrice parle de quelques minutes. À la maison, l'exercice se répète tranquillement quelques fois.
Ce que vous trouverez dans le magazine
- La fiche pour les enseignants : la respiration de l'infini, ses moments d'usage et son déroulé en cinq étapes.
- La fiche pour les parents : la respiration de la bulle, pas à pas.
- La variante du bercement, à pratiquer à deux.
- Pour chaque exercice, l'explication de ce qui le rend efficace.
- Une astuce par fiche pour en faire un repère.
