4 erreurs éducatives courantes : comment les rattraper sans culpabiliser ?
Quand on essaie la parentalité positive et que l'harmonie n'arrive pas, c'est peut-être que quelques erreurs courantes s'en mêlent. Stéphanie Houlé les décrit dans le n°20, sans jamais culpabiliser.
Tiré du magazine · n°20Éducation positive : ça va trop loin ?
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Beaucoup de parents se lancent dans la parentalité positive avec enthousiasme, puis constatent que le quotidien ne devient pas pour autant paisible. Qu'est-ce qui coince ? Stéphanie Houlé, intervenante familiale et conférencière, fondatrice de Bulles & Pirouettes (diplômée en travail social et en éducation spécialisée, elle accompagne les familles depuis plus de quinze ans), répond par une liste de quatre erreurs courantes dans le n°20 d'Innovation en Éducation. Le mot « erreur » ne doit pas faire peur : elle prévient que personne n'est parfait et qu'aucun reproche n'est visé.
Le mot « erreur » est-il culpabilisant ?
C'est la première précision de l'article. Les parents font de leur mieux avec les connaissances et les ressources dont ils disposent sur le moment, et se tromper est même souhaitable, car cela permet d'apprendre et de s'ajuster. S'informer pour changer ses habitudes, ajoute l'autrice, demande déjà beaucoup de courage.
« La parentalité est un voyage parfois tumultueux lors duquel les parents font de leur mieux avec les connaissances et les ressources dont ils disposent sur le moment. »
Faut-il être bienveillant tout le temps ?
Non, et c'est l'une des erreurs qu'elle décrit : s'imposer la pression de l'être en toutes circonstances. À force de consommer des contenus sur la parentalité positive, certains parents finissent par croire que la moindre intervention moins douce est grave pour leur enfant. Stéphanie Houlé fait la différence entre une perte de patience ordinaire, comme élever la voix en répétant une consigne, et la violence, dont elle rappelle les conséquences. Elle propose un geste simple lorsqu'on a agi à l'encontre de ses valeurs : revenir vers l'enfant, s'excuser, en reparler une fois les émotions retombées.
Ne pas oser dire non, est-ce un risque ?
C'est la quatrième erreur de la liste, et celle que l'autrice illustre de façon la plus concrète. Beaucoup de parents croient que, dans la parentalité positive, on ne dit jamais non et qu'on n'instaure pas de règles. Pour elle, cela s'apparente plutôt à du laxisme. L'enfant a besoin d'un encadrement pour se sentir en sécurité, avec des consignes claires qui lui disent à quoi s'attendre.
Elle distingue les choix qui reviennent à l'enfant et ceux qui reviennent à l'adulte. Le temps d'écran ou l'heure du coucher, par exemple, ne devraient pas être laissés à sa seule décision. Il s'agit de naviguer entre les désirs de l'enfant et la limite qui convient à la famille.
Les deux autres erreurs, que le magazine détaille aussi, concernent la place que le parent s'accorde à lui-même et l'accueil des émotions difficiles. Pour chacune, l'autrice propose une manière de rattraper la situation, avec des repères concrets.
Comment garder confiance quand on doute ?
La conclusion de l'article est un encouragement. Il n'existe pas de mode d'emploi, chaque parent et chaque enfant sont uniques. Quand on ne sait plus comment intervenir, Stéphanie Houlé conseille de miser sur la connexion avec ses enfants, et d'être indulgent avec soi-même, car la confiance vient avec le temps.
« Il n'existe pas de mode d'emploi pour mettre en place une parentalité bienveillante. »
Ceux qui s'interrogent sur la manière de poser un cadre sans se sentir autoritaires peuvent poursuivre avec l'article sur la discipline positive, qui explore cet équilibre.
Questions fréquentes
Perdre patience, est-ce une erreur grave ?
Non, d'après l'article : élever la voix en répétant une consigne relève d'une perte de patience ordinaire. L'autrice distingue clairement cela de la violence verbale ou physique.
Dire non est-il compatible avec la parentalité positive ?
Oui. L'article insiste sur le fait que l'enfant a besoin de règles claires pour se sentir en sécurité, et que certaines décisions reviennent à l'adulte.
Que faire après une réaction qu'on regrette ?
Faire un retour avec l'enfant : lui présenter ses excuses sincères et discuter de la situation quand les émotions sont retombées.
Ce que vous trouverez dans le magazine
- Les quatre erreurs au complet, chacune avec son explication et la façon de la rattraper.
- Le passage sur la différence entre accompagner les pleurs d'un enfant et le laisser pleurer.
- Les réflexions de l'autrice sur le rôle du parent, qui reste un homme ou une femme, un conjoint, un collègue, un ami.
- Les conseils de fin d'article pour s'entourer et être accompagné.
