Le Brain Gym peut-il aider un enfant en difficulté d'apprentissage ?
Quand un enfant n'arrive ni à se concentrer ni à lire avec aisance, on cherche vite des clés. Dans le n°4 d'Innovation en Éducation, la praticienne Marie-Claude Vigne présente une approche par le mouvement : le Brain Gym.
Tiré du magazine · n°4En finir avec les mauvaises habitudes !
Voir ce numéro
Un enfant tendu, qui peine à lire ou à écrire avec fluidité, qui n'aime plus l'école : parents et enseignants connaissent cette situation, et le sentiment d'impuissance qui l'accompagne. Marie-Claude Vigne, qui pratique depuis dix ans le Brain Gym et l'Intégration Motrice Primordiale, présente dans le n°4 d'Innovation en Éducation une approche qui passe par le corps. Sa fiche tient sur une page, et répond à quatre questions simples.
D'où vient le Brain Gym ?
L'Éducation Kinesthésique et son module de base, le Brain Gym (littéralement « la gym du cerveau »), ont été créés en Californie par Paul Dennison, docteur en sciences de l'éducation, il y a plus de trente ans. L'approche est aujourd'hui pratiquée et enseignée dans plus de quatre-vingts pays, par des enfants à l'école et à la maison, mais aussi par des adultes dans leur milieu professionnel, des sportifs ou des seniors.
Que contient-il ?
Un programme de vingt-six activités physiques, présentées comme simples et amusantes, qui travaillent sur les compétences physiques liées à l'apprentissage. L'idée générale est de faire collaborer les deux yeux, les deux oreilles, les deux bras et les deux jambes, pour agir avec plus de fluidité. Le magazine ne livre pas la liste des mouvements : la fiche présente l'esprit de l'approche et ses principes.
Pourquoi bouger aiderait-il à apprendre ?
L'autrice part d'une idée largement partagée : le mouvement accompagne le développement du cerveau depuis la conception, et il continue de le faire à l'âge adulte.
« Depuis le jour de notre conception, le mouvement est la clé du développement de notre cerveau. »
Elle ajoute que le mouvement aide à relâcher des tensions, et à retrouver de la fluidité dans le corps comme dans la tête.
« Le mouvement nous permet de libérer des stress générés par certains schémas mentaux et de mauvaises postures. »
Il s'agit ici de la présentation d'une praticienne, non d'une étude : ceux qui voudraient aller plus loin trouveront dans l'article les sites qu'elle indique.
Pour quels enfants, pour quelles difficultés ?
La fiche s'ouvre sur une liste de situations que connaissent bien parents et enseignants : un enfant en difficulté d'apprentissage, des problèmes d'attention ou d'hyperactivité, une dyslexie, une dyspraxie, une dysorthographie, un enfant tendu, stressé, qui n'arrive pas à lire ni à écrire de façon fluide, qui a des problèmes de posture, se sent rejeté ou nul, et n'aime plus l'école. Elle s'adresse à ceux qui se sentent impuissants, voire coupables, face à cela.
C'est à eux que Marie-Claude Vigne propose cette piste : une technique corporelle, simple, qui peut se pratiquer à l'école comme à la maison. Comme pour toute approche, il reste utile d'en parler avec les professionnels qui suivent l'enfant, et de la voir comme un complément plutôt que comme une réponse unique.
À quoi ressemble une séance ?
Une séance dure une heure au plus et se construit autour d'un objectif positif et motivant, choisi avec la personne. Un petit programme de deux à trois mouvements est ensuite proposé pour la maison, quelques minutes par jour, afin d'ancrer l'objectif et d'observer le changement.
Que l'on soit convaincu ou simplement curieux, la fiche a un mérite : elle rappelle qu'un enfant qui bouge n'est pas forcément un enfant distrait, et que le corps a sa place dans l'apprentissage. Le même numéro y revient avec l'article de l'ostéopathe David Tan, sur la sédentarité et le mouvement au quotidien.
Questions fréquentes
Le Brain Gym s'adresse-t-il seulement aux enfants en difficulté ?
Non. D'après la fiche, il peut être pratiqué par tous et partout : enfants, adultes, sportifs, seniors.
Faut-il un professionnel pour s'y initier ?
La fiche décrit des séances d'une heure avec une praticienne, suivies d'un petit programme à reprendre chez soi quelques minutes par jour.
Ce que vous trouverez dans le magazine
- La présentation de l'Éducation Kinesthésique et de son fondateur, Paul Dennison.
- Le principe du programme de vingt-six activités.
- Le déroulement d'une séance et la façon de construire un objectif positif.
- Le principe du petit programme de deux à trois mouvements à pratiquer à la maison.
- Les adresses pour en savoir plus.
