Les neurosciences peuvent-elles aider un jeune à s'orienter ?
Que faire plus tard ? Dans le n°2 d'Innovation en Éducation, l'association Tadam présente sa méthode : aider chaque jeune à distinguer ce qu'il aime faire de ce qu'il fait pour le résultat, avant de choisir une voie.
Tiré du magazine · n°2Cerveau / neurosciences : mode d'emploi !
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Oui, en aidant d'abord le jeune à mieux se connaître. C'est le point de départ de l'association Tadam, fondée par Marina Barreau, qui présente sa méthode dans le n°2 d'Innovation en Éducation. En s'appuyant sur un modèle de compréhension du comportement issu des neurosciences, elle aide les jeunes à repérer ce qui les motive en profondeur, et à s'en servir pour choisir une voie.
Se connaître avant de choisir
L'article part d'une idée simple, que beaucoup de parents et de professeurs principaux partagent sans toujours savoir comment la mettre en pratique.
« Pour bien s'orienter, il faut avant tout bien se connaître. »
Pour y parvenir, l'association s'appuie sur l'Approche Neurocognitive et Comportementale, un modèle qui propose une lecture globale du fonctionnement humain. Son intérêt, dans le contexte de l'orientation, est d'interroger les motivations. L'article distingue deux familles. D'un côté, ce que l'on aime faire pour le plaisir de le faire. De l'autre, ce que l'on fait parce qu'on est motivé par le résultat promis. L'exemple choisi pour l'illustrer est volontairement quotidien.
« Il y a une différence capitale entre ranger sa chambre pour que ce soit joli et la ranger pour le plaisir de ranger ! »
Cette distinction change la façon de regarder un choix d'études. Un jeune peut réussir dans une matière parce qu'il veut de bonnes notes, sans y trouver d'élan durable. Repérer ce qui l'anime vraiment donne une base plus solide pour se projeter. L'article explique que les jeunes accompagnés prennent ainsi conscience de ce qui les rend uniques et gagnent en confiance.
Une méthode qui ne passe pas que par la tête
L'article décrit ensuite trois piliers. Le premier associe la réflexion, le ressenti et l'action : aux apports théoriques s'ajoutent des activités d'expression qui mobilisent le corps et les émotions, comme le théâtre d'improvisation. Le tout se déroule dans un cadre fondé sur des règles partagées de bienveillance, d'écoute et de confidentialité, qui permet aux jeunes de se livrer.
Les deux autres piliers, que vous trouverez développés dans le magazine, portent sur la force du groupe et sur la place de l'expérience vécue. Ce dernier point concerne aussi les enseignants, que l'association forme pour qu'ils puissent reprendre la démarche avec leurs élèves au fil de l'année.
Ce que cela change pour les jeunes
La seconde partie de l'article raconte trois parcours. Une collégienne très réservée, accompagnée pendant plusieurs années en SEGPA, dans une classe où elle était l'une des deux seules filles. Un lycéen passionné de dessin, partagé entre son envie et une voie jugée plus raisonnable. Un garçon qui ne savait pas pourquoi il travaillait. Ces histoires, courtes et touchantes, montrent que l'enjeu n'est pas seulement de choisir une filière, mais de se sentir capable.
Nous vous laissons découvrir dans le magazine comment chacun de ces trois jeunes a évolué, et la phrase prononcée par la collégienne lors du dernier atelier, qui résume à elle seule l'esprit de la démarche.
Une piste parmi d'autres
L'intérêt de cet article est de proposer une approche positive de l'orientation, centrée sur les ressources du jeune plutôt que sur ses lacunes. Il ne prétend pas remplacer les autres outils, conseillers, stages, rencontres avec des professionnels, mais il apporte une question que l'on oublie parfois de poser : qu'est-ce qui te donne vraiment envie ? L'association, née en 2012 avec l'ambition de lutter contre le décrochage scolaire, indique avoir accompagné plusieurs milliers de jeunes.
Pour les parents, c'est aussi une invitation à observer ce qui allume le regard de leur adolescent, même quand cela semble éloigné des attentes scolaires. L'interview de Florence Meyer, dans le même numéro, aborde ce lien entre le cerveau de l'adolescent et ses choix, avec l'exemple d'un ado qui rêve d'un métier précis.
Questions fréquentes
Comment aider un adolescent à choisir son orientation ?
L'association Tadam propose de partir de la connaissance de soi, en aidant le jeune à repérer ce qu'il aime faire pour le plaisir de le faire, et pas seulement pour le résultat. Cette base rend le choix plus solide.
Quelle différence entre motivation primaire et secondaire ?
La motivation primaire désigne ce que l'on aime faire en soi. La motivation secondaire, ce que l'on fait parce que le résultat nous motive. L'exemple du magazine : ranger sa chambre par plaisir ou pour qu'elle soit jolie.
Les enseignants peuvent-ils utiliser cette méthode en classe ?
Oui. L'association forme des enseignants, principalement par l'expérimentation, pour qu'ils puissent la pratiquer avec leurs élèves au quotidien.
Ce que vous trouverez dans le magazine
- Les trois piliers de la méthode Tadam, détaillés.
- Le récit complet des trois parcours de jeunes accompagnés par l'association.
- La phrase de la collégienne de SEGPA à la fin des ateliers.
- L'histoire de l'association et son objectif auprès des enseignants.
n°2 · Cerveau / neurosciences : mode d'emploi !
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