Quelles habitudes font du bien au cerveau, à tout âge ?
Deux rubriques du n°2 d'Innovation en Éducation se répondent : l'une liste les « amis du cerveau » de l'enfant, l'autre trois habitudes pour l'adulte. Elles partagent une même idée, rassurante : le cerveau s'entretient au quotidien.
Tiré du magazine · n°2Cerveau / neurosciences : mode d'emploi !
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Celles qui reviennent tous les jours : bien dormir, bouger, rire, être entouré, bien manger, apprendre encore. Le n°2 d'Innovation en Éducation y consacre deux rubriques complémentaires. La première dresse la liste des « amis du cerveau » de l'enfant, chacun associé à son ennemi. La seconde propose à l'adulte trois habitudes pour, selon l'expression du magazine, recâbler son cerveau. Leur point commun : le cerveau reste malléable, et il répond à ce qu'on lui offre au quotidien.
Six amis, six ennemis
La rubrique « Les amis du cerveau », publiée dans la partie consacrée à la famille, a une construction efficace. Chaque habitude bénéfique est présentée en quelques lignes, avec ce qu'elle produit dans le cerveau, puis suivie de son contraire et de ses effets. Cette mise en regard rend la lecture très concrète, et facile à partager avec des enfants. Nous en retenons deux ici.
Le sommeil. C'est la nuit que le cerveau fait sa maintenance. Il répare une partie des effets du stress de la journée et range ce qui a été appris, en faisant passer les informations d'une zone de stockage temporaire vers une autre, plus durable. La rubrique évoque aussi une découverte récente sur la façon dont le cerveau se débarrasse de ses déchets pendant le sommeil. Pour les parents comme pour les enseignants, c'est un argument parlant : une bonne nuit fait partie des conditions d'un apprentissage solide.
« La nuit, nos neurones récupèrent ! »
La vie sociale. Le magazine rappelle que le cerveau est un organe social. Les échanges avec les autres le stimulent, développent l'empathie et libèrent de l'ocytocine, l'hormone associée à l'attachement. Ils contribuent aussi à constituer une réserve qui protège le cerveau en vieillissant. L'isolement, à l'inverse, est présenté comme l'un de ses ennemis.
« Le cerveau est un organe social, et il a besoin des autres pour s'activer, partager des émotions ou encore développer sa capacité d'empathie. »
Les quatre autres amis, et leurs ennemis respectifs, sont à découvrir dans le magazine. On y trouve notamment une explication claire de ce que l'activité physique fabrique dans l'organisme, et de son effet sur la mémoire et l'attention.
Trois habitudes pour l'adulte
La seconde rubrique, placée en fin de numéro sous le titre « Tout part de moi », s'adresse aux parents eux-mêmes. Elle part d'une image : le cerveau se programme au fil de nos expériences et de notre éducation, mais il reste possible de réviser certains de ces « logiciels » quand on ne s'y reconnaît plus. Trois habitudes sont proposées pour y aider.
La première est la méditation, dont l'article résume les effets observés sur le cerveau des pratiquants, avec une indication encourageante sur la durée de pratique quotidienne qui suffirait. La question est développée plus en détail dans un autre article du numéro, consacré à la méditation à l'école.
La deuxième est la gratitude. Le raisonnement s'appuie sur la plasticité cérébrale : chaque pensée active un réseau de neurones, et plus un réseau est sollicité, plus il a de chances de se réactiver de lui-même. Ressasser renforce les pensées négatives, remarquer ce qui va bien renforce les pensées positives. Le magazine propose un geste simple pour s'y entraîner chaque jour, et une lecture pour aller plus loin. La troisième habitude, qui concerne un organe qu'on n'associe pas spontanément au cerveau, est à découvrir dans le numéro.
Prendre soin de soi pour eux aussi
La conclusion de cette seconde rubrique relie les deux pages. Elle rappelle que les enfants apprennent beaucoup par imitation, et que les habitudes des adultes qui les entourent leur servent de modèle.
« Nous sommes leurs modèles, et leurs neurones miroirs s'occuperont de dupliquer nos comportements. »
Le message n'est pas une injonction à la perfection. Personne ne dort huit heures, ne médite et ne cuisine équilibré tous les jours. Il invite plutôt à voir ces habitudes comme des gestes à la portée de chacun, qui profitent à toute la famille, et qui gagnent à être partagés plutôt qu'imposés. C'est cohérent avec ce que le même numéro explique sur les grandes étapes du développement du cerveau : la plasticité dure toute la vie.
Questions fréquentes
Quelles habitudes aident le cerveau d'un enfant à bien se développer ?
Le n°2 d'Innovation en Éducation en cite six, dont le sommeil, la vie sociale, le rire et l'activité physique. Chacune est présentée avec ce qu'elle produit dans le cerveau et avec son contraire.
Pourquoi le sommeil est-il important pour apprendre ?
Pendant la nuit, le cerveau répare une partie des effets du stress et range les informations de la journée vers une mémoire plus durable, ce qui libère de la place pour apprendre le lendemain.
La gratitude a-t-elle un effet sur le cerveau ?
Selon le magazine, chaque pensée renforce le réseau de neurones qui lui correspond. S'entraîner à remarquer ce qui va bien renforce donc les réseaux de pensées positives.
Ce que vous trouverez dans le magazine
- Les six amis du cerveau et leurs six ennemis, avec ce que chacun produit dans l'organisme.
- Ce que l'activité physique fabrique pour aider la mémoire et l'attention.
- Les effets de la méditation observés chez les pratiquants, et la durée de pratique qui suffirait.
- Le geste quotidien proposé pour cultiver la gratitude.
- La troisième habitude pour l'adulte, avec des conseils pratiques et des lectures.
n°2 · Cerveau / neurosciences : mode d'emploi !
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